Ce document décrit ce que vos messages montrent. Il ne pose aucun diagnostic, n'évalue personne et ne dit pas quoi faire de votre relation. Chaque chiffre est calculé par du code sur vos messages ; le texte est rédigé à partir de ces chiffres, jamais l'inverse. Chaque constat porte sa période et le nombre de messages sur lequel il repose.
Généré le 8 septembre 2026 · version du rapport 2.0 · analysetoncouple.fr
Un lien qui tient — et un canal qui se rétrécit depuis deux ans.
La chaleur est réelle et elle est des deux côtés — 1 138 « je t'aime » en neuf ans, des réparations acceptées trois fois sur quatre, aucun comportement de contrôle dans les 6 274 prises de parole lues. Ce qui a changé, c'est le rythme : depuis le nouveau poste d'Antoine en octobre 2024, il répond plus tard, relance moins et se retire davantage quand la tension monte, et Margaux porte une part croissante de la reprise des échanges. Rien ici ne ressemble à une fin ; tout ressemble à un accès qui se restreint, et c'est un sujet de rythme avant d'être un sujet de sentiments.
Tout ce chapitre est compté sur la totalité de vos messages, sans aucune interprétation. C’est la partie du rapport que vous pouvez vérifier vous-même.
Deux cartes, une par personne, même échelle. Vos heures sont les mêmes — le pic de 21 h à 23 h est commun — mais Margaux occupe davantage la pause de midi et le vendredi, Antoine la fin de soirée après minuit. Le week-end est plus calme pour les deux : vous êtes ensemble.
« Zoé » est le troisième mot de l’une et le deuxième de l’autre depuis 2020. « On en parle ? » revient 214 fois chez Margaux ; « je gère », 176 fois chez Antoine. Ces deux expressions, mises côte à côte, sont le résumé le plus court de ce rapport.
Cinq périodes, détectées par les changements de régime dans vos messages — volume, équilibre, ton, sujets — et non par le calendrier. Trois repères que vous avez indiqués vous-mêmes y figurent en losanges.
Vous vous écriviez trente-huit messages par jour, souvent tard, et une prise de parole sur cinq portait une marque d’affection — le taux le plus élevé de toute la période. L’humour et le désir occupaient à eux deux plus d’un tiers de vos échanges. Le record de 212 jours consécutifs date de là.
C’est aussi la période où vous vous parliez d’idées : articles, podcasts, débats. Cette dimension, qui représentait 4 % de vos échanges, en représente moins de 1 % aujourd’hui.
L’équilibre était presque parfait, 51 / 49, et Antoine ouvrait autant de conversations que Margaux. Ce chiffre n’est plus jamais revenu à ce niveau.
Vous vous écrivez deux fois moins — c’est ce qu’on attend quand on partage un toit — et la logistique passe de 12 % à 28 % de vos échanges. La chaleur ne baisse pas au même rythme : le ratio positif reste au-dessus de 5 : 1.
Le trou de mai-juin 2019 est un changement de téléphone, pas un silence : les messages reprennent au même rythme des deux côtés en juillet.
C’est dans cette période qu’Antoine écrit le message du 14 juillet 2018 que vous retrouverez au florilège.
La période la plus dense en logistique (41 %) et la plus basse en ratio positif (3,2 : 1). Ce n’est pas une période froide : c’est une période où deux personnes très occupées se coordonnent, et où la fatigue transparaît.
L’épisode de reproches d’octobre 2021 à janvier 2022 est le plus marqué du rapport : une prise de parole sur six de Margaux porte une critique, contre une sur quarante d’ordinaire. Il se termine par la réparation la mieux documentée de vos neuf ans (chapitre 4).
Le désir, présent dans 2 % des échanges de la période précédente, disparaît de la conversation écrite en septembre 2020 et n’y est pas revenu.
Le ratio positif remonte à 4,9 : 1 et les projets reviennent : vacances, potager, l’idée d’une maison. Un épisode de quatre mois, de mai à août 2023, en est presque entièrement fait.
L’humour retrouve 10 % des échanges, après être tombé à 5 %. Antoine reprend une part des ouvertures de conversation.
Trois mois de cette période, de mars à mai 2024, sont moins bien couverts par la lecture détaillée (2 % des prises de parole lues) ; les chiffres qui en dépendent y sont grisés.
Le nouveau poste d’Antoine coïncide avec la baisse la plus nette du volume (11 messages par jour) et du rythme : son délai médian passe à 19 minutes, et Margaux porte 79 % des relances. L’affection reste exprimée des deux côtés — c’est ce qui distingue cette période d’un désengagement.
L’épisode de retrait de novembre 2025 à février 2026 est le second par l’intensité : Antoine répond, mais plus court et plus tard, et esquive les sujets qui comptent. Le message du 15 janvier 2026, au florilège, est écrit au milieu de cet épisode.
Le ratio positif, à 4,1 : 1, est sous le seuil de vigilance sans être alarmant ; c’est sa pente, plus que son niveau, qui mérite attention.
Un épisode est une rafale : un comportement dont la fréquence, sur quelques semaines, dépasse nettement son niveau habituel. Le rapport en a repéré cinq. Un comportement dont l’essentiel des occurrences tombe dans un épisode est présenté comme épisodique, avec ses dates — jamais comme un trait.
| Quand | Quoi | Qui | Intensité | Un extrait |
|---|---|---|---|---|
| sept. – nov. 2017 | Marques d’affection | les deux | ×3 | « reviens vite, même la lampe s’ennuie » |
| oct. 2021 – janv. 2022 | Critique | Margaux | ×4 | « tu penses qu’à ton boulot et moi je fais tout ici » |
| févr. – mars 2022 | Tentatives de réparation | les deux | ×2 | « je veux réparer ça, pas te promettre » |
| mai – août 2023 | Projets | les deux | ×2 | « et si on regardait les maisons du côté de chez tes parents ? » |
| nov. 2025 – févr. 2026 | Retrait | Antoine | ×3 | « on en parle ce week-end, là je peux pas » |
Chaque prise de parole a été rangée dans l’une de onze dimensions. Ce chapitre dit lesquelles existent entre vous, qui les apporte, et lesquelles sont apparues ou ont disparu — avec leurs dates.
La part de logistique (31 %) est dans l’ordre de grandeur d’un couple avec un jeune enfant, et elle est portée aux trois cinquièmes par Margaux. Entre septembre 2020 et décembre 2022, elle atteint 41 % : deux personnes qui se coordonnent plus qu’elles ne se parlent. Elle redescend ensuite sans retrouver son niveau d’avant.
La disparition du désir de la conversation écrite ne dit rien du désir lui-même : un couple sous le même toit n’a pas besoin de WhatsApp pour ça. La disparition des idées est d’une autre nature — elle concerne une façon de se parler qui n’a pas d’autre canal évident que celui-ci, et qui était la vôtre au début. Elle figure aux questions du chapitre 11.
Le ton de vos échanges, mesuré sur les 6 274 prises de parole lues une à une : ce qui construit, ce qui abîme, et comment vous réparez. Chaque taux porte sa marge d’incertitude.
Quatre comportements que la recherche sur les couples identifie comme corrosifs quand ils s’installent : la critique (attaquer la personne plutôt que le comportement), le mépris (sarcasme, condescendance), la défensive (se justifier plutôt qu’écouter) et le mur (se fermer). Le tableau dit lequel, chez qui, et quand.
Deux signatures différentes. Chez Margaux, la critique, concentrée dans la troisième période — c’est l’épisode de l’hiver 2021. Chez Antoine, le mur, qui monte à chaque période et atteint 14 ‰ depuis octobre 2024 : répondre sans répondre est devenu son comportement de tension le plus fréquent. Le mépris est quasi absent des deux côtés, sur toute la période — c’est le meilleur indicateur de ce tableau.
Rang de chaque comportement sur une échelle 0–100 établie à l’intérieur de vos propres neuf ans (100 = le pire mois observé). Le trait rouge marque le niveau à partir duquel le comportement devient fréquent. Ce ne sont pas des scores absolus : ils disent où vous en êtes par rapport à vous-mêmes.
Certaines formulations trahissent une façon de penser plus qu’un fait : lire dans les pensées de l’autre, généraliser un épisode, anticiper le pire. Elles sont comptées ici parce qu’elles pèsent sur les échanges quand elles reviennent. Ce sont des formulations observées dans vos messages, pas un diagnostic sur votre façon de penser.
Une tentative de réparation est un geste pour désamorcer pendant ou après une tension : s’excuser, reconnaître sa part, proposer une pause, faire rire. Ce qui compte n’est pas d’en faire, c’est qu’elles soient reçues.
Qui va vers qui, qui relance, qui répond, et à quel rythme. Ce chapitre repose sur la totalité des messages pour les délais et les relances, et sur les prises de parole lues pour les sollicitations.
Une sollicitation est un geste discret vers l’autre : demander comment s’est passée sa journée, partager quelque chose pour avoir une réaction, chercher un réconfort. Ce qui compte, c’est ce que l’autre en fait : s’y engager, passer à côté, ou s’y opposer.
Par quels canaux chacun exprime son affection dans ses messages, et comment les trois composantes de l’amour selon Sternberg — intimité, désir, engagement — ont évolué. Ce sont des comportements exprimés, pas des mesures de ce que vous ressentez.
L’intimité — se confier, reconnaître ce que l’autre ressent — baisse avec l’arrivée de Zoé et ne remonte qu’à moitié. Le désir, dans la conversation écrite, disparaît en 2020. L’engagement — le « nous », les projets, les promesses — est la seule composante qui monte, et c’est celle d’Antoine qui monte le plus : ce que ses messages disent de plus constant, c’est qu’il reste.
Les plus beaux messages de chacun, choisis parmi 3 910 marques d’affection lues pour leur sincérité, leur précision et leur tenue — et répartis sur les neuf ans plutôt que concentrés sur les débuts. Ils sont reproduits tels quels.
« Je crois que je n’avais jamais eu envie que quelqu’un rentre bien avant ce soir. Reviens vite, même la lampe s’ennuie. »
Une déclaration qui passe par un détail — la lampe — plutôt que par la formule.
« Tu sais ce que j’aime ? Que tu répondes « on verra » et qu’en fait tu aies déjà tout organisé. »
Elle nomme une qualité précise de lui, et l’aime pour ça.
« Ce matin tu dormais encore et j’ai pensé : voilà, c’est ça, ma vie. Rien d’autre à demander. »
Le contentement, sans emphase. Une scène, pas un slogan.
« On n’a pas dormi depuis trois mois, la maison est un champ de bataille, et je n’ai jamais été aussi sûre de toi. »
Écrit au milieu de la période la plus difficile. La sincérité tient à ce contraste.
« Merci d’avoir tenu quand je ne tenais plus. Je ne l’ai pas dit assez, je le dis maintenant. »
Une gratitude datée, qui reconnaît une dette précise.
« Après neuf ans, tu me fais encore rire dans la cuisine à 23 h. C’est ça que je veux garder, tout le reste on négocie. »
Elle dit ce qu’elle veut garder plutôt que ce qui manque.
« Je suis pas doué pour ça, alors juste : je pense à toi entre chaque truc que je fais, et entre ces trucs-là aussi. »
Il commence par dire qu’il ne sait pas faire, puis fait très bien.
« Première nuit dans l’appart. Il y a des cartons partout et toi au milieu. Je crois que je n’ai jamais autant aimé un bordel. »
Le jour de l’emménagement, saisi sur le vif.
« Elle a tes yeux quand tu es concentrée. Je viens de le voir. Je voulais que tu le saches avant que j’oublie. »
Une observation sur leur fille qui est une déclaration à elle.
« Je t’ai laissée porter trop de choses ces derniers mois. Je le vois maintenant. Je veux réparer ça, pas te promettre. »
Une réparation formulée en actes, pas en excuses. Choisie pour ça.
« Sur la plage tu as ri comme en 2017. J’avais oublié ce rire. Je veux le réentendre plus souvent. »
Il relie deux moments à six ans d’écart.
« Je sais que je suis loin en ce moment. Pas de toi. Loin de tout. Ne te méprends pas là-dessus. »
Écrit pendant son propre retrait. Rare, et précisément pour ça, précieux.
Ce que ces douze messages ont en commun : aucun ne dit « je t’aime » — vous l’avez écrit 1 138 fois, et ce n’est pas là que vous êtes le plus précis. Ils nomment une scène, un détail, une qualité de l’autre. Margaux écrit ce qu’elle veut garder ; Antoine écrit ce qu’il a vu.
Trois lectures qui s’appuient sur des cadres de psychologie relationnelle. Elles décrivent des comportements observés dans vos messages — recherche de réassurance, retrait, rôles dans le conflit, style d’écriture — et jamais ce que vous êtes. Les étiquettes cliniques sont volontairement absentes de ce chapitre.
Ce chapitre répond à une question différente des précédents : parmi les comportements qu’on sait distinguer une relation ordinaire d’une relation où l’un contrôle l’autre, lesquels sont observables ici, et à quelle intensité ? Ce qui compte n’est pas qu’un comportement soit pénible, mais qu’il soit rare hors d’une dynamique difficile.
Lecture d’ensemble. Les indices convergent vers une relation où la frustration se dit et se répare, où l’autonomie de chacun est soutenue, et où aucun comportement de contrôle n’apparaît. Les deux familles qui pèsent dans ce rapport sont la réparation — bien documentée, dans le bon sens — et la gestion de la frustration, où le retrait d’Antoine est le seul comportement récurrent, et il est d’une nature que beaucoup de couples connaissent. Les observations sont datées : la plupart se concentrent dans deux hivers.
Les contrariétés se disent, parfois durement, mais ne se transforment pas en représailles. Sur neuf ans, le rapport ne relève aucune punition après un « non » ou une prise d’autonomie — le comportement le plus informatif de cette famille — et deux épisodes de bouderie, tous deux en 2021.
18 novembre 2021« ok. fais comme tu veux. »
2 juin 2024« j’aurais préféré que tu viennes, mais je comprends. amuse-toi bien. »
C’est la famille la mieux documentée du rapport. Les tentatives de réparation existent des deux côtés, sont acceptées trois fois sur quatre, et l’épisode de reproches de l’hiver 2021 se termine par un changement observable : la part de logistique portée par Antoine passe de 31 % à 44 % au printemps 2022 et s’y maintient.
6 février 2022« je t’ai laissée porter trop de choses ces derniers mois. je veux réparer ça, pas te promettre. »
7 février 2022« d’accord. on fait ça. merci de l’avoir dit. »
Aucun des comportements de contrôle de la liste — vérification des déplacements, éloignement des proches, règles imposées — n’apparaît dans les 6 274 tours lus. Le soutien actif aux sorties et aux amitiés de l’autre, lui, est un trait stable. Le rapport ne peut pas dire ce que la conversation ne montre pas ; il peut dire que rien, ici, ne pointe dans cette direction.
12 mars 2025« vas-y à ton week-end, je gère zoé, tu reviens avec des histoires. »
Trois familles sur cinq ne sont pas documentées par la conversation : la dévalorisation, l’isolement et la pression. Une absence d’observation dans 6 274 prises de parole n’est pas une preuve d’absence — le rapport ne peut pas voir ce qui ne s’écrit pas — mais c’est une absence dans un échantillon qui, lui, a été choisi pour ne rien manquer : autant de journées tendues que de journées chaleureuses, et tous les abords des ruptures.
Ce chapitre compare ce que vos messages montrent à ce que des enquêtes publiées disent des couples en général. Chaque repère dit d’où vient le chiffre, ce que nous observons chez vous, ce qu’on peut en déduire — et ce qui limite la comparaison. Aucune position n’est souhaitable en soi.
Ce que dit l’enquête. Ifop, 2013 (1 113 personnes de 18 à 69 ans, en ligne) : un Français sur cinq a déjà envoyé un sexto, 19 % une photo suggestive. Ifop pour Charles.co, février–avril 2020 (3 045 personnes) : chez les jeunes adultes, la part de ceux qui ont déjà échangé un SMS ou un mail coquin est passée de 50 % à 62 % pendant le confinement.
Ce que nous observons. La dimension « désir » représente 4 % de vos échanges pendant la première période, 2 % pendant la deuxième, et n’apparaît plus depuis septembre 2020.
Ce qu’on en déduit. Vous faites partie des couples qui l’ont pratiqué — en tout cas au début. Vous ne semblez plus en faire partie depuis six ans. Ni l’un ni l’autre n’est une norme.
Ce qui limite la comparaison. L’enquête interroge des déclarations sur toute une vie ; nous observons des messages sur neuf ans. Un couple peut s’envoyer des mots coquins ailleurs que sur WhatsApp, ou en avoir effacé. La comparaison dit « ce qui est visible ici », pas « ce qui existe ».
Ce que dit l’enquête. Schade et al., université Brigham Young, 2013 (276 jeunes adultes en couple, États-Unis) : 82 % écrivent à leur partenaire plusieurs fois par jour. Coyne et al., 2011 : les jeunes couples étudiés échangent 65 à 75 messages par jour.
Ce que nous observons. Vous échangez 21 messages par jour actif sur l’ensemble, 38 pendant la première période, 11 pendant la dernière.
Ce qu’on en déduit. Vous écriviez, à distance, comme les jeunes couples de l’étude. Sous le même toit et neuf ans plus tard, vous écrivez deux à trois fois moins — ce que la plupart des couples cohabitants feraient. La baisse est attendue ; c’est sa pente récente qui mérite une lecture.
Ce qui limite la comparaison. Échantillons universitaires américains d’il y a dix ans, sur des relations récentes. Aucune enquête française comparable sur des couples installés n’a été trouvée.
Ce que dit l’enquête. Sondage HTC (Royaume-Uni, 2013, en ligne) : 39 % des répondants attendent une réponse de leur partenaire dans les 5 minutes ; 15 % seulement jugent acceptable une attente de plus d’une heure pendant les heures de travail.
Ce que nous observons. Délai médian de réponse : 6 minutes pour Margaux, 14 pour Antoine sur l’ensemble. 19 minutes pour Antoine sur la dernière période, 36 pendant l’épisode de retrait de l’hiver 2025.
Ce qu’on en déduit. Margaux répond dans la fenêtre que la majorité attend ; Antoine, un peu au-delà, et de plus en plus. Ce que le chiffre ne dit pas, et que l’enquête ne mesure pas : si cet écart vous pèse.
Ce qui limite la comparaison. Sondage commercial, échantillon britannique, questions d’attente et non de pratique. Retenu pour l’ordre de grandeur, pas pour la précision.
Ce que dit l’enquête. Sondages américains convergents (2023-2024) : environ 30 % des couples ont une dispute marquée au moins une fois par semaine, près de 60 % au moins une fois par mois, 3 % disent ne jamais se disputer.
Ce que nous observons. Une journée sur quatorze contient au moins un échange à tension marquée — 2,1 par mois en moyenne, 6,8 par mois pendant l’épisode de reproches de l’hiver 2021, 0,9 par mois en 2019.
Ce qu’on en déduit. Vous êtes dans la majorité qui se dispute chaque mois, et loin de la minorité hebdomadaire — sauf pendant quatre mois, fin 2021, où vous y étiez.
Ce qui limite la comparaison. Ces sondages comptent les disputes déclarées, toutes formes confondues ; nous comptons celles qui passent par écrit. Les disputes de vive voix sont invisibles ici, et probablement plus nombreuses.
Ce que dit l’enquête. Pew Research Center, 2020 (États-Unis, 2 019 adultes en couple) : 51 % disent que leur partenaire est parfois ou souvent distrait par son téléphone pendant qu’ils lui parlent ; 40 % en sont gênés.
Pourquoi nous ne comparons pas. C’est l’un des chiffres les plus commentés sur les couples et le numérique, et il ne peut pas être comparé ici : votre conversation WhatsApp ne montre pas ce que vous faites de votre téléphone quand vous êtes ensemble. Nous le signalons parce qu’un rapport qui compare tout ce qui est comparable doit aussi dire ce qu’il ne peut pas comparer.
Les tableaux de points représentent des fréquences naturelles — « 34 couples sur 100 » — parce que c’est la forme que les personnes sans habitude des statistiques comprennent le mieux (Galesic, Garcia-Retamero & Gigerenzer, 2009). Les enquêtes citées ne mesurent pas la même chose que ce rapport : elles interrogent des déclarations, nous observons des messages. Les repères sont donnés pour situer, pas pour classer.
Des forces à reconnaître, des points à surveiller, des questions à vous poser à deux, et trois pistes formulées comme des expérimentations. Rien ici ne dit quoi faire de votre relation.
Si l’un de ces chapitres a fait remonter quelque chose de lourd, ce rapport n’est pas le bon interlocuteur. Un thérapeute de couple l’est. Le rapport peut lui être montré : il a été écrit pour être discuté.
Vos exports ont été lus et recollés, puis pseudonymisés avant toute analyse : vos prénoms, ceux de 23 tiers, 7 numéros, 3 adresses et 41 liens ont été remplacés. Les compteurs (chapitres 1, 2, 5) ont mesuré 100 % des messages. Un échantillon de 6 274 prises de parole — stratifié sur les cinq périodes, symétrique entre journées chaleureuses et tendues, sur-échantillonné aux abords des ruptures, et complété par les passages les plus proches de ce que chaque grille cherche — a été lu une à une par un modèle de langue qui les a annotées (ton, sujet, sollicitation, réparation, formulations, canaux). Toutes les valeurs du rapport ont ensuite été calculées par du code à partir de ces annotations. Le texte a été rédigé à partir des valeurs, section par section, sans jamais en produire.
| Période | Prises de parole | Lues | Part | Classées par extension | Précision de l’extension | Grilles peu couvertes |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 · mars 2017 – juin 2018 | 6 410 | 1 812 | 28 % | 68 % | 0,86 | — |
| 2 · juil. 2018 – août 2020 | 5 980 | 1 540 | 26 % | 72 % | 0,84 | — |
| 3 · sept. 2020 – déc. 2022 | 6 120 | 1 706 | 28 % | 70 % | 0,82 | — |
| 4 · janv. 2023 – sept. 2024 | 3 210 | 640 | 20 % | 74 % | 0,81 | distorsions (mars–mai 2024 : 2 %) |
| 5 · oct. 2024 – août 2026 | 2 397 | 576 | 24 % | 73 % | 0,83 | — |
| Chapitre | Degré | Ce que cela veut dire |
|---|---|---|
| 1, 2, 5 (délais, relances) | A · mesuré | Compté sur la totalité des messages, sans interprétation. |
| 3, 4, 5 (sollicitations), 9 | A · mesuré | Observable dans le texte, adossé à une littérature qui mesure la même chose ; calculé sur l’échantillon lu, avec intervalle. |
| 6, 8 | B · exprimé | Le comportement est observable, le construit sous-jacent déborde le texte. Présenté comme « ce que vos messages expriment », jamais comme ce que vous êtes. |
| Non inclus | C · interprétatif | Schémas précoces, besoins « désirés », états du système nerveux : non observables dans une conversation écrite. Ce rapport ne les produit pas. |
La lecture « indices convergents vers une dynamique ordinaire » a été recalculée avec des hypothèses de départ plus et moins prudentes. Elle ne change pas : avec une probabilité a priori de dynamique de contrôle de 5 %, 15 % ou 30 %, la conclusion reste dans la même bande. C’est le signe que ce sont les observations, et non le réglage, qui la portent.
Ce rapport ne voit que ce qui s’écrit. Il ne voit ni vos conversations de vive voix, ni ce que vous faites de votre téléphone quand vous êtes ensemble, ni ce qui passe par d’autres canaux. Le seuil de 5 : 1 vient d’observations en laboratoire et non de messages. Les repères du chapitre 10 sont des enquêtes déclaratives, souvent étrangères, jamais parfaitement comparables. Les grilles du chapitre 8 décrivent des comportements, pas des personnes. Trois mois du printemps 2024 sont peu couverts par la lecture détaillée.
Vos fichiers et ce rapport sont chiffrés ; les fichiers d’origine sont effacés trente jours après la livraison, le rapport à votre demande. Les prénoms ont été réinjectés au moment de l’impression seulement. Aucune donnée de cette analyse n’est conservée pour comparer des couples entre eux.
Gottman & Levenson (1992), Marital processes predictive of later dissolution, JPSP · Brennan, Clark & Shaver (1998), Self-report measurement of adult attachment · Rosenberg (2003), Nonviolent Communication · Beck (1976), Cognitive therapy and the emotional disorders · Karpman (1968), Fairy tales and script drama analysis · Sternberg (1986, 1997), théorie triangulaire · Impett, Park & Muise (2024), Evaluating love languages from a relationship science perspective, Current Directions in Psychological Science · Galesic, Garcia-Retamero & Gigerenzer (2009), Using icon arrays to communicate medical risks · Kleinberg (2002), Bursty and hierarchical structure in streams · Ifop (2018), pratiques sexuelles virtuelles · Schade et al. (2013), BYU · Coyne et al. (2011), Family Relations · Pew Research Center (2020), Dating and relationships in the digital age.
213 appels au modèle de langue · 2 412 000 jetons lus · 486 000 jetons produits · 1,71 €. Le modèle n’a produit aucun des chiffres de ce rapport.